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Les march és refont surface après avoir plongé

juin 13, 2022
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Contexte économique

En mai, les actions mondiales ont légèrement reculé dans l’ensemble, la baisse enregistrée pendant la première moitié du mois ayant été masquée par une puissante reprise vers la fin de la période. Les actions des marchés émergents ont enregistré des performances comparables à celles des marchés développés, mais une perspective ascendante ne permet pas de saisir le large éventail des performances régionales.

Les actions d’Amérique latine ont généralement enregistré la plus grande concentration de gains importants en mai, le Chili, la Colombie, le Brésil et le Mexique enregistrant les quatre meilleures performances au niveau national. Le Moyen-Orient élargi a été bien représenté parmi les pays ayant enregistré les pires performances en mai : les Émirats arabes unis, l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Turquie et le Qatar ont enregistré cinq des sept plus fortes pertes du mois (le Pakistan et la Hongrie ont connu respectivement la première et la deuxième plus forte baisse).

Parmi les principaux marchés, les actions de Hong Kong sont arrivées en tête avec un gain important, et les actions du Royaume-Uni et du Japon ont également enregistré de bonnes performances. Les actions de la Chine continentale ont généré un bon rendement positif, alors que les actions européennes ont été légèrement positives et les actions américaines modérément négatives.

La déroute des obligations s’est un peu calmée en mai, la plupart des marchés nationaux à revenu fixe n’ayant enregistré qu’une légère baisse.

Les prix des produits de base ont continué de grimper en mai. Les prix du pétrole brut West-Texas Intermediate et du Brent ont augmenté de 9,5 % et de 7,9 % respectivement, et les prix du gaz naturel ont connu une hausse de 10,7 %. L’Union européenne s’est préparée à imposer des sanctions supplémentaires sur les importations de pétrole russe à la fin du mois de mai, et a prévu d’interdire aux fournisseurs d’assurance de couvrir les navires- citernes transportant du pétrole russe partout dans le monde.

L’agression de la Russie contre l’Ukraine a également entraîné des sanctions sur le blé russe, ce qui, de concert avec le blocus des ports ukrainiens par la Russie, a poussé davantage les importateurs de cette denrée alimentaire vers la crise, car les deux nations représentaient près de 30 % des exportations mondiales de blé au cours des dernières années.

Les prix du blé ont progressé de 3 % pour l’ensemble du mois, mais ont temporairement grimpé de plus de 20 % à la mi-avril après que l’Inde, le deuxième producteur mondial de blé, a aggravé la pénurie d’approvisionnement en imposant une interdiction d’exportation de blé alors qu’une vague de chaleur menaçait la production.

Les efforts déployés par les Nations unies pour négocier un compromis entre la Russie et les puissances occidentales — qui autoriserait les exportations critiques d’engrais russes si la Russie cède sur les ports ukrainiens — ont été accueillis froidement par Moscou à la fin du mois de mai, alors qu’elle faisait pression pour un allégement plus large des sanctions.

Le Royaume-Uni a signé des déclarations officielles de défense mutuelle avec la Finlande et la Suède au début du mois de mai. Peu après, les deux pays scandinaves ont demandé à adhérer à l’OTAN. Leurs demandes — qui doivent être approuvées à l’unanimité par les membres actuels — se sont heurtées à la résistance de la Turquie ; le membre de l’OTAN a exigé que la Finlande et la Suède cessent de soutenir le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et reprennent leurs exportations d’armes vers la Turquie.

Banques centrales

  • La Banque du Canada a relevé son taux directeur de 0,50 % pour le porter à 1,5 %. Il s’agit de la deuxième hausse consécutive de 0,50 % et cette décision était largement attendue. La demande et la croissance économique ont toutes deux été fortes, tandis que l’inflation a été supérieure à la cible de la Banque du Canada, qui est d’environ 2,0 %. D’autres hausses de taux sont attendues.
  • Lors de sa réunion de début mai, le Federal Open Market Committee (FOMC) a augmenté le taux des fonds fédéraux de 0,50 % — la première hausse de cette ampleur depuis 2000 — pour le porter dans une fourchette de 0,75 % à 1 %. Le Comité a également annoncé qu’il prévoyait une réduction de son bilan en juin, en permettant l’écoulement des titres du Trésor et des prêts hypothécaires, soit en leur permettant d’arriver à échéance sans les remplacer, aux rythmes respectifs de 60 milliards et de 35 milliards de dollars par mois.
  • Le Comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre a voté pour une augmentation du taux d’escompte de 0,25 % pour la quatrième fois consécutive lors de sa réunion de mai, portant le taux de référence à 1,0 %, son niveau le plus élevé en 13 ans. Il a aussi continué à réduire son bilan en cessant de réinvestir le produit de son programme d’achat d’actifs et en commençant à vendre des obligations de sociétés.
  • La Banque centrale européenne (BCE) n’a pas tenu de réunion de politique monétaire en mai. À la suite de sa réunion de la mi-avril, la banque centrale a réaffirmé son engagement de réduire progressivement son programme d’achat d’actifs, qui doit se terminer au troisième trimestre, après des achats nets mensuels de 40 milliards d’euro en avril, de 30 milliards d’euros en mai et 20 milliards d’euros en juin.
  • La Banque du Japon n’a pas tenu de réunion de politique monétaire en mai après avoir réaffirmé son engagement en faveur d’un assouplissement de la politique lors de sa réunion de fin avril. Son taux d’intérêt à court terme est resté à -0,1 %, et l’objectif de rendement des obligations d’État du Japon à 10 ans (JGB) près de 0 %. La banque centrale a proposé des achats illimités d’obligations d’État du Japon à 10 ans à 0,25 % afin de maintenir leur rendement dans la fourchette acceptable pour la Banque du Japon.

Données économiques (sauf indication contraire, données provenant de Bloomberg)

  • Selon Statistique Canada, le taux d’inflation (mesuré par la variation de l’indice des prix à la consommation [IPC]) a augmenté de 0,6 % en avril, et de 6,8 % pour la période d’un an, des données nettement supérieures à la fourchette privilégiée de la Banque du Canada. Les prix à la production se sont légèrement atténués, mais restent tout de même élevés. L’indice des prix des produits industriels (IPPI) a augmenté de 0,8 % en mars, tandis que l’indice des prix des matières brutes (IPMB) a reculé de 2,0 %. Pour la période d’un an, l’IPPI a augmenté de 16,4 % et l’IPMB a grimpé de 38,4 %. Les prix de l’énergie et du pétrole restent élevés, tandis que les coûts du bois d’œuvre ont diminué. Le marché de l’emploi est resté vigoureux avec 40 000 emplois créés en mai. Le taux de chômage a diminué de 0,1 % pour atteindre 5,1 %, tandis que les salaires ont augmenté à un rythme de 3,9 % au cours des 12 derniers mois.
  • Le marché du travail des États-Unis a créé 390 000 emplois en mai, tandis que le salaire horaire moyen a augmenté de 0,3 % pour le mois et de 5,2 % pour l’année précédente. Le taux de chômage est resté stable à 3,6 %, juste au-dessus de son plus bas niveau en 50 ans. L’indice des prix à la consommation des ÉtatsUnis a augmenté de 8,3 % au cours de l’année terminée en avril, ce qui est légèrement inférieur au sommet de 8,5 % enregistré en mars. L’activité manufacturière aux États-Unis a été mitigée en mai, avec une croissance saine des nouvelles commandes, des conditions d’emploi stagnantes et de fortes pressions sur les prix. La croissance des services américains a continué de ralentir en mai après avoir connu une forte accélération depuis le début de l’année. L’ensemble de l’économie américaine s’est contractée au cours du premier trimestre de 1,5 % en rythme annualisé, soit la première baisse depuis le deuxième trimestre de 2020.
  • Au Royaume-Uni, les prix à la consommation ont bondi de 9,0 % pendant la période de 12 mois terminée en avril, comparativement à 7,0 % pour la période de 12 mois terminée en mars, et au niveau le plus élevé depuis 1989. Le nombre de demandeurs d’emploi au Royaume-Uni (soit le nombre de personnes demandant la prestation pour les personnes à la recherche d’un emploi) a reculé en mai pour le quinzième mois consécutif — d’environ 57 000, le nombre total de demandeurs représentant 4,1 % de la population en avril, contre 4,2 % en mars. La croissance de l’industrie manufacturière britannique a continué de ralentir légèrement en mai par rapport au sommet de janvier, mais atteint toujours des niveaux élevés. La croissance du secteur des services au Royaume-Uni a chuté brusquement en mai, après avoir atteint des niveaux élevés en avril et connu une croissance fulgurante en mars. L’économie du Royaume-Uni a progressé de 0,8 % au cours du premier trimestre et de 8,7 % sur un an, ce qui représente un ralentissement par rapport aux taux de 1,3 % et de 9,5 %, respectivement, enregistrés au quatrième trimestre de 2021.
  • Le taux de chômage de la zone euro est resté stable à 6,8 % en avril, soit le niveau le plus faible depuis qu’Eurostat a commencé à suivre cet ensemble de données en 1998. Au mois de mai, les prix à la consommation dans la zone euro ont augmenté de 0,8 % pour le mois et de 8,1 % pour la période de douze mois, contre des taux respectifs relativement plus faibles de 0,6 % et 7,5 % en avril. L’activité manufacturière de la zone euro est restée saine, mais a ralenti en mai par rapport à la hausse enregistrée en mars et avril. L’expansion des services dans la zone euro a conservé un rythme solide en mai, mais inférieur au sommet d’avril. L’économie de la zone euro a progressé de 0,3 % au cours du premier trimestre et de 5,1 % sur un an, contre 0,3 % et 4,7 % respectivement, au quatrième trimestre 2021.

Répercussions sur les marchés (les rendements des indices de référence sont en dollars canadiens)

Les marchés boursiers mondiaux ont connu une reprise à la fin mai, ce qui a permis de réduire considérablement les pertes antérieures. Le Royaume-Uni, le Japon et le Canada comptent parmi les pays qui ont enregistré de légers gains. Au pays, les gains sont principalement attribuables au secteur de l’énergie, qui a continué de bénéficier de la hausse importante des prix du pétrole brut. Entre-temps, les États-Unis ont subi une légère perte et l’Europe a reculé dans l’ensemble. Les marchés émergents ont également été en baisse, avec un recul de l’Inde, tandis que le Brésil était en hausse, et la Chine a enregistré un gain important. La volatilité s’est atténuée, mais est restée élevée.

La persistance de l’inflation et les hausses de taux — et l’attente de hausses futures — ont continué de peser sur les marchés des titres à revenu fixe. Après plusieurs mois de baisses importantes, la plupart des marchés des titres à revenu fixe sont restés pratiquement stables. Les obligations d’entreprises et d’État ont légèrement baissé, tandis que les obligations à court terme, dont les bons du Trésor, ont été légèrement positives. Au pays, les obligations à rendement réel et les prêts hypothécaires résidentiels ont été les moins performants. Les obligations à rendement élevé américaines, risquées et davantage corrélées aux marchés boursiers que la plupart des actifs à revenu fixe, ont été positives lorsque couvertes contre le risque de change, mais en baisse lorsque non couvertes.

Données indicielles (mai 2022)

  • L’indice composé S&P/TSX est resté presque stable et n’a gagné que 0,06 %.
  • L’indice obligataire universel Canada FTSE TMX est aussi resté presque stable, avec un rendement de - 0,07 %.
  • L’indice S&P 500, qui mesure les actions américaines, a reculé de 0,85 %.
  • L’indice MSCI Monde tous pays (net), utilisé comme étalon pour évaluer le rendement des actions mondiales, a reculé de 0,92 %.
  • L’indice ICE BofA US High Yield Constrained, qui représente les marchés obligataires américains à rendement élevé, a produit 0,24 % (couvert contre le risque de change) et -0,80 % (non couvert).
  • L’indice de la volatilité de la bourse d’options de Chicago, une mesure de la volatilité implicite de l’indice S&P 500 aussi connue sous le nom d’« indice de la peur », a reculé, passant de 33,40 à 26,19.
  • Les cours du pétrole brut WTI Cushing, un indicateur clé des fluctuations du marché pétrolier, ont augmenté, passant de 104,69 $ à 114,67 $ le baril à la fin de mai.
  • Le dollar canadien s’est raffermi à 1,26 $ CA par $ US. Le dollar américain a légèrement fléchi par rapport aux principales devises mondiales. Il a terminé le mois de mai à 1,07 $ US contre l’euro, à 1,26 $ US contre la livre sterling et à 128,65 yens.

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