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Résultats du sondage sur les placements sans but lucratif: Tendances en matière de gouvernance en 2021

Compte tenu de l’évolution du secteur des organismes sans but lucratif en raison des événements récents, le panel de recherche sur la gestion des organismes sans but lucratif de SEI a mené un sondage exhaustif sur les composantes essentielles de la gestion des portefeuilles de placements sans but lucratif aujourd’hui. Les résultats ont été publiés dans une série en cinq parties. Le présent chapitre donne un aperçu de la gouvernance des comités de placement. Voici les principaux sujets abordés :

  1. Évolution de la gouvernance des comités
  2. Point de vue sur des questions d’actualité, comme l’adaptation à un environnement de travail virtuel et la diversité parmi les membres du conseil d’administration
  3. Façons de gérer la complexité croissante des regroupements d’actifs

Pendant que vous examinez les résultats, prenez en compte la gouvernance de votre comité de placement et son incidence sur la mission et les objectifs de votre organisme.

Que signifie la gouvernance du conseil d’administration pour votre organisme?

La gouvernance est non seulement une politique écrite qui est mise à jour au besoin, mais aussi un processus continu et transparent conçu pour que le comité, l’organisme et les partenaires prennent les meilleures décisions pour réaliser la mission. Un bon processus de gouvernance devrait évoluer constamment. Quand les organismes sans but lucratif élaborent leur politique de gouvernance, ils doivent prendre en compte leur mission et déterminer si leur travail les rapproche ou les éloigne de leurs objectifs. Voici quelques éléments à prendre en considération lorsqu’on établit un processus de gouvernance:

 

  • Le conseil d’administration d’un organisme sans but lucratif devrait-il avoir des limites de durée du mandat? 65 % des organismes ont établi des limites de durée du mandat des membres de leur conseil d’administration. Près de la moitié des répondants (45 %) ont indiqué que la durée moyenne du mandat des membres du conseil d’administration se situait entre 4 et 10 ans. Il s’agit d’une baisse de 15 % par rapport à 2016.
  • Si l’organisme peine à réaliser sa mission, le conseil d’administration est-il prêt à changer? 68 % ont répondu que leur conseil d’administration est disposé à changer le chef de la direction / la haute direction selon que l’organisme s’acquitte ou non de sa mission.
  • Comment les conseils d’administration d’organismes sans but lucratif mesurent-ils le succès? La plupart des organismes sans but lucratif comparent leur rendement à celui d’un indice de référence. Même si ces mesures sont importantes, le véritable succès se mesure à la façon dont l’organisme s’acquitte de sa mission et à l’efficacité du personnel dans son travail. En fait, 40 % des organismes sans but lucratif ont déjà mené un sondage d’auto-évaluation ou seraient disposés à le faire. Habituellement, les missions à but non lucratif varient en fonction du marché qu’elles desservent, mais elles ont toutes une chose en commun : elles cherchent à aider la collectivité dans laquelle elles se trouvent. Comment pouvez-vous mesurer cela? Selon notre sondage, 34 % des conseils d’administration sollicitent l’avis des collectivités qu’ils cherchent à aider.

Dans l’ensemble, nous avons constaté que les limites de durée des mandats les plus populaires se situent toujours entre 4 et 10 ans, mais que les limites plus courtes de 2 à 3 ans gagnent en popularité. Nous avons également constaté que les conseils d’administration sont plus ouverts à recevoir de la rétroaction et qu’ils font preuve de créativité dans leur façon de le faire. Non seulement les membres du conseil d’administration sont-ils prêts à s’autoévaluer, mais ils vont plus loin et communiquent avec les collectivités qu’ils servent pour favoriser une rétroaction ouverte et honnête.

Questions d’actualité dans le contexte de la pandémie

1. S’adapter à un environnement de travail virtuel

Les défis que doivent relever les organismes sans but lucratif ont toujours été grands, mais qui aurait pu prévoir une pandémie? Les organismes forcés de mettre fin à leurs activités en personne et à fonctionner en mode virtuel du jour au lendemain semblaient confrontés à une tâche impossible. Les membres du conseil d’administration et le personnel devaient s’adapter aux défis d’un environnement moins collaboratif, tout en s’assurant que leur organisme gardait le cap sur sa mission. Nous avons constaté que les organismes sans but lucratif sont prêts à relever le défi, car ils ont mis en place un processus de gouvernance robuste.

 

  • Un pourcentage impressionnant de 80 % des répondants estiment que leur conseil d’administration a démontré un leadership très efficace tout au long de la pandémie.
  • 45 % ont indiqué que la participation aux réunions s’est améliorée depuis qu’elles sont devenues virtuelles.
  • Une écrasante majorité de 94 % d’entre eux croient qu’ils peuvent simplifier les exigences en matière de demandes et de rapports dans un environnement de travail virtuel.
  • Seulement 19 % des répondants ont dit que le conseil d’administration devait mieux établir ou maintenir des politiques de gouvernance (par exemple, une politique sur l’acceptation de dons ou une politique de protection des dénonciateurs).

 2: Accent accru mis sur la diversité et l’inclusion

La diversité et l’inclusion suscitent de plus en plus d’intérêt depuis notre dernier sondage en 2016. Les organismes ressentent une plus grande pression pour encourager la diversité et l’inclusion, que ce soit en milieu de travail, dans la formation ou dans les initiatives qu’elles recherchent. De nombreux organismes s’efforcent d’améliorer la diversité en leur sein, mais peu savent comment l’intégrer à leur structure de gouvernance globale.

 

  • Plus de la moitié (52 %) des organismes sans but lucratif croient que leur conseil d’administration pourrait améliorer ses efforts pour favoriser la diversité parmi ses membres.
  • 65 % estiment que leur conseil d’administration ne reflète pas la même diversité que la collectivité qu’il dessert.
  • 58 % estiment que leur conseil d’administration n’est pas bien outillé pour travailler sur les questions d’égalité et de diversité.

3: Regroupements d’actifs complexes nécessitant une expertise et des ressources supplémentaires

Le processus de surveillance des regroupements d’actifs par les organismes sans but lucratif est de plus en plus complexe, surtout en raison du recours accru aux placements non traditionnels. Tous les répondants ont indiqué que leur organisme investit dans des placements non traditionnels, la pondération moyenne se situant à 18 % du portefeuille. Souvent, les membres ont une très bonne compréhension des services financiers et des placements, et font de leur mieux pour s’acquitter de leurs responsabilités dans la gestion de ces importants regroupements de placements. Toutefois, compte tenu de la grande complexité, il faut se poser la question suivante : Les ressources ou l’expertise sont-elles suffisantes? Les résultats du sondage montrent une grande variété de structures de gestion des placements dans les organismes.

 

  • Le quart (25 %) d’entre eux a estimé que le conseil d’administration pourrait améliorer la surveillance de ses placements et mieux s’acquitter de ses responsabilités fiduciaires. Ce pourcentage est 5 % plus élevé qu’en 2016.
  • 35 % ont répondu qu’ils doivent améliorer l’intégration des nouveaux membres.
  • Seulement 20 % ont indiqué que leur conseil d’administration pourrait examiner chaque année la politique écrite et l’EPPP (Énoncé des politiques et des procédures de placement).
  • 62 % des organismes ont admis que leurs comités n’avaient pas une grande expertise des placements non traditionnels complexes.
  • À l’heure actuelle, 80 % des organismes sans but lucratif sondés n’avaient pas de chef des placements à temps plein ni de personne uniquement responsable de la surveillance des placements au sein du personnel. Il s’agit d’une hausse par rapport à 2016.

Nous avons constaté que les questions d’actualité liées au télétravail n’étaient pas un frein pour les organismes sans but lucratif, que l’amélioration de la diversité et de l’inclusion est plus importante que jamais et que la complexité accrue relative aux regroupements d’actifs oblige les organismes sans but lucratif à avoir plus de ressources et de capacités que jamais auparavant.

Les organismes qui se sont bien adaptés aux effets de la pandémie ont été ceux qui avaient une bonne structure de gouvernance en place. Ce sont les organismes sans but lucratif qui ont continué de changer et de croître au rythme des événements, qui avaient un conseil d’administration démontrant un leadership solide, qui valorisaient la rétroaction et ne perdaient pas de vue leurs objectifs finaux.

Autres résultats du sondage sur les placements sans but lucratif :

Le panel de recherche sur la gestion des organismes sans but lucratif de SEI a mené un sondage exhaustif auprès des dirigeants et des membres de comité de placement en Amérique du Nord afin d’évaluer leurs points de vue sur certaines composantes essentielles de leur organisme. Les 102 personnes qui ont répondu au sondage représentent des organismes sans but lucratif dont la dotation varie de 25 millions de dollars à plus de 1 milliard de dollars. Le sondage a été réalisé en janvier 2021 et sera publié en une série de chapitres. Aucun client de SEI n’a été sondé.

Ces renseignements sont fournis par SEI Investments Management Corporation (SIMC), conseiller en placement inscrit et filiale en propriété exclusive de SEI Investments Company. Société de placements SEI Canada, filiale en propriété exclusive de SEI Investments Company, est le gestionnaire des fonds SEI au Canada. Les placements comportent des risques, y compris la perte possible du capital. Rien ne garantit que vous atteindrez vos objectifs de placement ni que le risque sera géré avec succès. Les placements internationaux peuvent comporter des risques de perte en capital découlant de fluctuations défavorables de la valeur des devises, de divergences dans les principes comptables généralement reconnus ou de l’instabilité politique ou économique dans d’autres pays. Les marchés émergents comportent des risques accrus liés aux mêmes facteurs, une plus grande volatilité et un volume de négociation plus faible. La valeur des obligations et des fonds obligataires diminue quand les taux d’intérêt montent. Les obligations à rendement élevé comportent un plus grand risque de défaillance ou de déclassement que les titres de qualité investissement et elles sont plus volatiles que ces derniers, en raison du caractère spéculatif de leurs placements.

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Kendra Kaake, CFA, ASA, ACIA, FRM

Director of Investment Strategy