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Commentaire : Les prix du pétrole et l'économie
L’équipe Stratégies de portefeuille mondiales a publié un article dans lequel elle examine les tendances à long terme relativement à la montée des prix du pétrole et la possibilité qu’elles mettent en difficulté la croissance économique aux États-Unis. Points saillants de l’article :
- Depuis 1973, chaque récession majeure aux États-Unis a été précédée d’une montée en flèche des prix du pétrole, et la dernière récession ne fait pas exception. Comme c’était le cas il y a 30 ans, la flambée des prix a fait baisser sensiblement la demande du pétrole et, par la suite, les prix.
- Vu dans un contexte historique, le pétrole a connu tour à tour des périodes pluriannuelles de cours bon marché et de cherté croissante. Une longue période de stabilité depuis la Seconde Guerre mondiale a été brutalement interrompue par l’embargo arabe sur le pétrole, suivi du glissement du pouvoir économique vers l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
- Les multiples ralentissements de l’activité économique entre 1973 et 1982, la conservation de l’énergie induite par la montée, à plusieurs reprises, des prix du pétrole, l’augmentation accrue des approvisionnements pétroliers provenant de pays non-membres de l’OPEP et la tricherie effrénée à laquelle se livraient les pays de l’OPEP sur les quotas de production ont tous contribué à l’avènement d’une autre période de prix baissiers qui s’est prolongée tout au long des années 80 et 90.
- Vers 1999, un nouveau cycle de prix haussiers a débuté. Or, contrairement aux années 1970, période de prix haussiers du pétrole, les principales forces sous-tendant la hausse des prix l’été dernier ont été la forte demande croissante des pays émergents ainsi que l’offre restreinte, et non les politiques.
- La chute vertigineuse des prix du pétrole qui s’est produite depuis ne marque pas, à notre avis, le début d’une autre longue période de pétrole bon marché. Comme nous l’avons montré dans notre rapport complémentaire, « Perspectives sur le pic pétrolier », nous avons des raisons de douter que la production de pétrole conventionnel puisse répondre durablement à la demande potentielle.
- Au cours des prochaines années, nous nous attendons à ce que les prix du pétrole montent plus vite que l’inflation, à tel point que l’exploitation des sources d’énergie de remplacement deviendra rentable, tandis que la demande s’affaiblira en raison du ralentissement de la croissance économique et de l’amélioration de l’efficacité énergétique. À notre avis, la prépondérance de la preuve veut que les approvisionnements pétroliers soient soumis à des contraintes importantes de sorte que les prix restent assez volatils dans un contexte haussier.
- À long terme, l’une des implications d’une tendance haussière pourrait être que les récessions deviendraient plus fréquentes. Les coûts croissants de l’énergie peuvent être assimilés à une augmentation des impôts, laissant moins de revenu discrétionnaire pour d’autres achats et réduisant la richesse nationale à mesure que l’argent quitte le pays pour aller dans les coffres des pays producteurs du pétrole.
Notre point de vue
- À la différence des années 1970, lorsque les prix du pétrole ont flambé au lendemain de la crise pétrolière, il y a eu, chose étonnante, peu d’inflation dans le dernier cycle de prix haussiers. De fait, ces derniers ont eu pour effet de réduire la production et la consommation plutôt que de provoquer l’inflation.
- Nous ne craignons pas de voir l’inflation faire sa réapparition sous peu. En revanche, une tendance déflationniste et l’affaiblissement persistant de la consommation semblent être, à court terme, les problèmes plus probables que les États-Unis devront affronter.
Pour lire cet article en entier ou pour obtenir un exemplaire du rapport intitulé « Perspectives sur le pic pétrolier », veuillez communiquer avec SEI.
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