Centre du savoir

Archives du Centre de recherche

Jan
10
2009

Bref historique des crises économiques aux États-Unis : de 1929 à aujourd’hui

Par l'Unité Gestion de portefeuille de SEI

En période de grave crise économique, on effectue invariablement des comparaisons avec d’autres périodes sombres afin de donner aux investisseurs, aux consommateurs, aux pronostiqueurs et autres personnes concernées un point de repère à partir duquel ils peuvent mesurer le dernier repli. En effet, il est tout à fait naturel de spéculer sur la fin d’une crise économique ou d’une récession donnée et de se demander quelle sera sa gravité en bout de ligne.

Les crises économiques ne sont pas un nouveau phénomène; elles se produisent régulièrement. Elles varient selon leur taille et leur portée, mais aussi selon leurs causes, leur durée et leur ampleur. Même s’il n’y a pas deux crises identiques, il y a un facteur commun : elles sont toutes suivies d’une nouvelle période de prospérité et de croissance économique d’une durée variable et, idéalement, elles permettent de tirer de nombreuses leçons.

Il est permis de croire que les crises du crédit et du logement qui secouent l’économie américaine depuis 2007, ainsi que leurs retombées sur le marché, sont les plus graves qu’aient connues les États-Unis depuis des dizaines d’années. Si les derniers replis du marché et les dernières récessions ont été comparés avec la crise pétrolière et le marché baissier de 1973 à 1975 ou encore avec la stagflation et le taux de chômage élevé de 1980 à 1982, l’actuelle récession (qui, comme vient de l’indiquer le National Bureau of Economic Research, a commencé en décembre 2007) rappelle la période économique la plus sombre dans l’histoire des États-Unis : la Grande Dépression. Le présent commentaire contient une brève comparaison de ces trois crises avec la crise actuelle. L’annexe présente quant à elle un bref historique des récessions qu’ont connues les États-Unis depuis 1929. 

La Grande Dépression – Aperçu

La Grande Dépression est le point de référence ultime pour ce qui est des crises économiques aux États-Unis. C’est le cas surtout en raison de sa durée et de l’ampleur de l’anéantissement des richesses, de l’emploi et de la confiance qu’elle a causé. Cette crise, qui a officiellement commencé en 1929 (après l’important krach boursier), a duré neuf ans au total et regroupe deux profondes récessions (de 1929 à 1933 et de 1937 et 1938).

Les causes de la Dépression ont fait l’objet de débats pendant de nombreuses années. S’il y a diverses écoles de pensée, nombre d’entre elles estiment désormais que ce qui a commencé comme une légère récession avant le krach boursier de 1929 a été exacerbé après ce dernier. À l’origine, la Réserve fédérale américaine (Fed) a abaissé les taux d’intérêt, ce qui semble être la chose à faire durant une récession. Mais quand elle a constaté que la situation ne s’améliorait pas, la Fed a changé sa ligne de conduite en commençant à relever les taux et en restreignant la masse monétaire. De plus, il n’y a pas eu de mesures de relance budgétaire. Ensemble, ces facteurs ont entraîné une panique bancaire, des défaillances bancaires, la déflation et l’absence d’un marché du crédit fonctionnel.

La situation s’est tellement aggravée que l’écriture de chèques est devenue chose du passé et que la plupart des opérations autres que les opérations de troc s’effectuaient en argent. Quand les conditions se sont détériorées, le taux de chômage a bondi pour s’établir à près de 25 %, résultat qui aurait pu être bien plus élevé si ce taux avait été mesuré selon la méthode utilisée aujourd’hui. La déflation s’est propagée et les prix de presque tous les biens et services ont plongé. Et enfin, ce qui constitue la cerise sur le gâteau, la Smoot-Hawley Tariff Act de 1930 a fortement fait grimper les tarifs à l’importation aux États-Unis, et les gouvernements étrangers ont réagi en augmentant les tarifs sur les biens exportés des États-Unis. Ces mesures ont interrompu le libre-échange et ont vraisemblablement prolongé la durée de la Dépression.

La Dépression par rapport à la crise actuelle – Comparaison des marchés

Il y a très peu de ressemblances entre l’actuelle crise économique et la Grande Dépression, malgré ce que suggèrent certains grands pontes des médias et chroniqueurs. Même si, en ce moment, les marchés boursiers plongent fortement et rapidement, ils sont encore bien loin de la baisse de 91 % enregistrée par l’indice Dow Jones des valeurs industrielles (indice Dow Jones) sur une période de trois ans jusqu’en 1932. De plus, il n’y a aucune ressemblance importante entre l’incroyable augmentation des cours boursiers qui s’est produite avant le krach, de 1921 à 1929 (période au cours de laquelle l’indice Dow Jones a bondi de presque 500 %), et la plus récente période de hausse (de 2002 à octobre 2007), au cours de laquelle l’indice Dow Jones a grimpé de 94 %.  

La Dépression par rapport à la crise actuelle – Comparaison des taux de chômage et des systèmes bancaires

Alors que les récents sondages laissent entrevoir une augmentation rapide du taux de chômage aux États-Unis, l’actuel taux de 6,7 % est bien loin du taux de 24,9 % enregistré au sommet de la Dépression. Et si, selon la Federal Deposit Insurance Corp (FDIC), il y a eu 23 défaillances bancaires à ce jour en 2008, il y en a eu 659 en 1929, 1 350 en 1930 et plus de 9 800 entre 1929 et 1934. Les mouvements de panique bancaire, courants durant la Dépression, sont désormais chose du passé, en raison surtout du filet de sécurité fourni par la FDIC. Même s’il y a eu une brève ruée vers les fonds du marché monétaire après l’effondrement de Lehman Brothers en septembre, le gouvernement américain a agi rapidement en vue de rétablir la confiance en offrant un programme de garantie à l’égard de ces fonds.

La Dépression par rapport à la crise actuelle – Comparaison des mesures prises par le gouvernementrast

La plus grande différence entre la Grande Dépression et la crise actuelle est le rôle actif que jouent le gouvernement américain et la Fed de nos jours, comparativement à la politique de non-intervention adoptée par l’administration Hoover au début de la Grande Dépression. Les innombrables sauvetages, prêts, interventions et baisses de taux du département du Trésor ou de la Fed témoignent de l’approche beaucoup plus active adoptée par les actuels responsables des politiques. Ces mesures, qui ne garantissent pas un dénouement rapide de la crise et qui auront sans doute des retombées dans l’avenir, indiquent toutefois que les gouvernements font des efforts pour éviter les erreurs monétaires et budgétaires qui ont été commises dans le passé.   

La Dépression par rapport à la crise actuelle – Ressemblances

Une ressemblance éventuelle entre les années 1930 et aujourd’hui, c’est que les deux crises ont été alimentées, et peut-être même exacerbées, par le manque de confiance des investisseurs et des titulaires de comptes bancaires. Bien que ce problème soit difficile à régler, les outils de communication dont nous disposons aujourd’hui sont nettement supérieurs à ceux disponibles dans les années 1930, ce qui devrait contribuer à rétablir la confiance plus rapidement.

Les années 1970 – Le Vietnam, le Watergate et la crise énergétique

On peut soutenir que le début des années 1970 (de 1973 à 1975 surtout) constitue l’une des pires périodes que les États-Unis a connues durant la seconde moitié du 20e siècle. Enlisé dans la guerre du Vietnam, commencée plus de 10 ans auparavant, le pays a subi plusieurs crises en même temps, ce qui ne s’était encore jamais produit. Le scandale du Watergate a fini par coûter son poste au président américain en 1974. Par ailleurs, une crise énergétique à grande échelle a frappé le pays à compter de 1973. Non seulement les prix du pétrole ont monté (ils ont en fait quadruplé, passant de 3 $ à 12 $ le baril), mais l’or noir est aussi venu à manquer. Il y avait souvent de longues files d’attente dans les stations-services, l’essence était rationnée et le gouvernement a empiré la situation en réglementant les prix. Même si les prix du pétrole ont presque atteint 150 $ le baril durant la crise actuelle, les pénuries et le rationnement ne sont pas à l’ordre du jour, et les prix du pétrole ont depuis fortement reculé. 

Les années 1970 par rapport à aujourd’hui – Comparaison des marchés

Durant le marché baissier de 1973 et 1974, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles a perdu 45 % de sa valeur en moins de 23 mois. Si l’ampleur de ce recul s’apparente à ce que nous connaissons depuis peu, la récente baisse s’est produite beaucoup plus rapidement, l’indice Dow Jones ayant cédé 42 % sur six mois, de mai à novembre 2008. Cette expérience, qui a ébranlé les investisseurs, est beaucoup plus grave que ce qui s’est produit en 1973 et 1974.

Les années 1970 par rapport à aujourd’hui – Comparaison des taux d’inflation

Après s’être maintenu à 3,3 % par an en moyenne au cours des 10 années précédentes, le taux d’inflation a grimpé pour s’établir à 6,2 % en 1973, à 11 % en 1974 et à 9,1 % en 1975. Les États-Unis n’avaient pas connu une telle hausse du taux d’inflation depuis les années d’après-guerre, de 1946 à 1948. Durant ces années, toutefois, le taux de chômage se situait en dessous de 4 %, tandis qu’il a grimpé jusqu’à 9 % entre 1973 et 1975 (voir ci-dessous). Ces facteurs ont constitué une quadruple épreuve pour l’Amérique des années 1970 : taux de chômage élevé, augmentation des prix, crise énergétique et troubles aux plus hauts échelons gouvernementaux.

Tandis que la hausse du taux d’inflation était préoccupante en 2007 et au début de 2008, elle a été en grande partie causée par l’augmentation des prix des produits de base, retombée majeure des prix exorbitants du pétrole. Depuis lors, l’économie américaine a faibli et les prix de presque tous les produits de base ont fortement reculé. À court terme, la crainte de l’inflation a fait place à la crainte de la déflation, ce que les consommateurs américains n’ont pas connu depuis la Dépression.

Les années 1970 par rapport à aujourd’hui – Comparaison des taux de chômage

En novembre 1973, le taux de chômage se situait à 4,8 %, ce qui est plutôt bas et qui s’apparente au taux de 5,0 % enregistré en décembre 2008 (début officiel de l’actuelle récession). Un an plus tard, en novembre 1974, le taux de chômage atteignait 6,6 %, ce qui, encore une fois, ressemble beaucoup au taux de 6,7 % récemment annoncé pour novembre 2008. Le taux a continué de grimper jusqu’en mai 1975, où il a atteint 9,0 % (deux mois après la fin de la récession), avant de redescendre lentement en dessous de 8 % en janvier 1976. S’il est impossible de prédire adéquatement le sommet qu’atteindra le taux de chômage durant l’actuelle récession, il y a bel et bien de nombreuses ressemblances entre la récession de 1973 à 1975 et la période actuelle, du moins en ce qui a trait au taux de chômage.

La période de 1980 à 1982 – La stagflation

Vers la fin de l’année 1979, le taux de chômage était retombé en dessous de 6 % aux États-Unis, mais il a remonté pour s’établir à près de 8 % durant la courte récession qui a eu lieu de janvier à juillet 1980. Par ailleurs, un autre vieil ennemi a refait surface : l’inflation. En 1978, le taux d’inflation atteignait 7,6 %. L’année suivante, il a bondi à 11,3 %, avant d’atteindre 13,5 %, un sommet de 33 ans, en 1980. Il ne s’agissait toutefois pas d’un type courant d’inflation; il s’agissait plutôt de «stagflation». La stagflation se produit quand un taux élevé d’inflation et la stagnation économique se produisent simultanément. Elle a commencé à la suite de la crise énergétique de 1979.

Même si la crise de 1979 n’était pas aussi prononcée que la crise énergétique de 1973, elle s’est produite sur fond de révolution iranienne et d’autres tensions majeures au Moyen-Orient, y compris la prise d’otages américains en Iran et la guerre entre l’Iran et l’Irak.

Quand l’économie américaine s’est mise à se détériorer, le taux de chômage a dépassé 8 % vers la fin de 1981 et il a atteint 10,8 % en novembre 1982. En fait, entre novembre 1982 et juin 1983, le taux de chômage est resté supérieur à 10 % pendant 10 mois consécutifs, dont sept mois après la fin «officielle» de la récession en novembre 1982.

La période de 1980 à 1982 par rapport à aujourd’hui – Comparaison des systèmes bancaires

Aux États-Unis, la période de 1980 à 1982 a également été marquée par une crise bancaire, qui fut cependant moins grave que la crise actuelle. Après une vague de déréglementation, les banques américaines ont commencé à prêter de l’argent à un plus grand nombre de gens à compter de 1980. À mesure que l’économie se dégradait et que le nombre de défauts de paiement augmentait, les banques ont commencé à tomber à un rythme alarmant. Pendant ce temps, le secteur de l’épargne immobilière souffrait aussi de la dégradation de l’économie, ce qui a entraîné la faillite de centaines d’associations d’épargne immobilière. La crise du crédit à laquelle nous sommes confrontés en ce moment constitue une différence majeure entre cette période-là et la période actuelle. Au début des années 1980, la crise du crédit ne posait pas vraiment problème. En effet, le crédit était disponible, mais les taux d’intérêt étaient très élevés. Aujourd’hui, le crédit semble peu disponible, mais les taux d’intérêt sont très bas.

La période de 1980 à 1982 – Comparaison des mesures prises par le gouvernement américain

La Fed a joué un rôle très important dans la crise économique du début des années 1980. En effet, son président de l’époque, Paul Volcker, a relevé les taux d’intérêt substantiellement en vue de freiner l’inflation rampante. M. Volcker a augmenté le taux des fonds fédéraux jusqu’à 20 % en 1980, mesure qui a contribué à diminuer l’inflation, mais qui a probablement contribué fortement à la récession qui a suivi. Aujourd’hui, la Fed joue également un rôle très actif, peut-être même davantage qu’à l’époque de M. Volcker. Une des principales différences, cependant, c’est que l’actuel président de la Fed, M. Bernanke, abaisse les taux d’intérêt jusqu’à 1 % afin d’encourager le crédit.   

La période de 1980 à 1982 par rapport à aujourd’hui – Comparaison des marchés américains

Du sommet au creux du cycle, l’indice Dow Jones a reculé de 24 % durant la récession de 1981-1982, avant de remonter fortement à partir du milieu de l’année 1982. Le marché boursier a été beaucoup moins malmené qu’il ne l’a été jusqu’ici en 2008, l’indice Dow Jones ayant chuté de 42 % sur six mois jusqu’en novembre.

Conclusion

La perception selon laquelle «cette fois, c’est différent», qui caractérise les opinions sur l’actuelle crise économique américaine, pourrait bien être fondée. Néanmoins, le même énoncé aurait pu s’appliquer à de nombreuses autres périodes que nous avons connues. Comme l’indiquent les circonstances entourant la Grande Dépression, le marché baissier de 1973 à 1975 et la période de stagflation de 1980 à 1982, chaque crise a connu son lot unique de problèmes qui se sont combinés pour créer une conjoncture économique très difficile. Nous n’avons pas connu deux périodes identiques.

Malgré des perspectives économiques plutôt sombres à court terme, l’année 2008 ne semble pas marquer le début de la prochaine Grande Dépression. En effet, les ressemblances entre les deux périodes sont bien moins nombreuses que les différences. C’est aussi ce que l’on constate quand on compare l’année 2008 aux périodes de 1980 à 1982 et de 1973 à 1975. Si l’on conjugue la crainte et l’incertitude amenées par la Grande Dépression, le taux de chômage et la conjoncture boursière de 1973 à 1975 ainsi que les crises bancaires du début des années 1980, on obtient un résultat qui ressemble davantage à la récession actuelle que si on la compare directement avec l’une de ces trois périodes. Encore là, la comparaison est boiteuse. La récession de 2007-2008 est unique. Même si personne ne sait quand elle se terminera, l’unique certitude est qu’elle se terminera, comme toutes les autres récessions. 

Annexe :

Les actions et la récession : une perspective historique

Selon les manuels, une récession s’entend de deux trimestres consécutifs de croissance négative du produit intérieur brut (PIB). Assez souvent, on déclare qu’il y a récession bien après le début de cette dernière, ce qui est aussi le cas pour l’actuelle récession. Le National Bureau of Economic Research, organisme qui a le dernier mot, a déterminé à la fin novembre que l’économie américaine est entrée en récession en décembre 2007.

La présente annexe contient un aperçu des récessions qui se sont produites dans le passé afin de remettre l’actuelle récession dans son contexte.

L’histoire

Depuis 1929, il y a eu 13 récessions aux États-Unis, à l’exclusion de la période actuelle. En moyenne, ces périodes de croissance économique négative ont duré environ 13 mois (y compris les deux qui se sont produites entre août 1929 et mars 1933, et entre mai 1937 et juin 1938, durant la période appelée «Grande Dépression»). À l’exclusion de ces périodes, la durée moyenne des 11 récessions que nous avons connues depuis 1945 a été d’environ 10 mois.

Les plus longues récessions que les États-Unis ont connues depuis 1945 ont toutes deux duré 16 mois : de novembre 1973 à mars 1975 et de juillet 1981 à novembre 1982. La première fut une période particulièrement morose du fait de la crise énergétique totale, des files d’attente dans les stations-services, de la guerre du Vietnam et du scandale du Watergate (lequel a entraîné la démission du président américain). Durant ce temps, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles a chuté de 45 % entre janvier 1973 (neuf mois avant le début «officiel» de la récession) et décembre 1974 (trois mois avant la fin de la récession).
La dernière récession américaine n’a duré que huit mois, de mars 2001 à novembre 2001. L’indice Dow Jones a atteint son sommet en janvier 2000 (14 mois avant le début de la récession) et il a touché son creux en septembre 2001 (deux mois avant la fin de la récession). L’indice Dow Jones a cédé 30 % durant cette période. 

Tableau 1

 Début de la récession aux États-Unis  Fin de la récession  Durée de la récession (mois)  Variation de l’IDJVI  Durée écoulée entre le creux du marché boursier et la fin de la récession (mois)
 Août 1929  Mars 1933  43  -89%  7
 Mai 1937  Juin 1938  13  -49%  3
 Février 1945  Octobre 1945  8  18%  S. O.
 Novembre 1948  Octobre 1949  11  -16%  4
 Julliet 1953  Mai 1954  10  -13%  8
 Août 1957  Avril 1958  8  -19%  6
 Avril 1960  Février 1961  10  -17%  4
 Decembre 1969  Novembre 1970  11  -36%  6
 Novembre 1973  Mars 1975  16  -46%  3
 January 1980  Juillet 1980  6  -16%  3
 Juillet 1981  Novembre 1982  16  -24%  3
 Juillet 1990  Mars 1991  8  -21%  5
 Mars 2001  Novembre 2001  8  -30%  2
 Moyenne    13  -28%  4
Moyenne depuis 1945    10  -20%  4

Sources : Barron’s, Bespoke Investment Group, Bloomberg, Stock Trader’s Almanac

Il est arrivé une seule fois que l’indice Dow Jones des valeurs industrielles monte durant les récessions qui ont eu lieu depuis 1929. Cela s’est produit au cours de la récession de 1945, pendant laquelle la Seconde Guerre mondiale s’est officiellement terminée. Sinon, les récessions ont toujours pesé sur le marché boursier, et l’indice Dow Jones a reculé de 28 % en moyenne au cours de ces périodes.

Au moment de la rédaction du présent article, l’indice Dow Jones avait cédé 47 % après avoir atteint un sommet historique de 14 164 points en octobre 2007. Compte tenu de cette baisse, l’actuelle récession nous amène à faire des comparaisons avec la période de 1973 à 1975, au cours de laquelle l’indice Dow Jones a reculé de 46 %.
En ce qui a trait à l’histoire des récessions, le plus intéressant est peut-être la propension du marché à commencer à rebondir en moyenne quatre mois avant la fin de la récession.

Renseignements importants :

Le présent document est une évaluation de la situation du marché à un moment précis et ne constitue pas une prévision d’événements à venir ni une garantie de rendements futurs. Le présent document est fourni à des fins éducatives seulement et le lecteur ne devrait pas s’y fier comme s’il s’agissait de résultats de recherche ou de conseils en placement au sujet des fonds ou d’un titre en particulier. Le présent document ne devrait pas non plus être interprété comme une recommandation quant à l’achat ou à la vente d’un titre (y compris les contrats à terme). Il n’est pas garanti qu’à la date de parution du présent document, les titres mentionnés sont ou non détenus par les Fonds SEI.

Société de placements SEI Canada, filiale en propriété exclusive de SEI Investments Company, est le gestionnaire des Fonds SEI au Canada. Pour les Fonds SEI qui emploient la structure «gestionnaire de gestionnaires», SEI assume la responsabilité ultime des rendements du Fonds puisqu’il lui incombe de superviser les sous-conseillers et de recommander leur embauche, leur congédiement et leur remplacement.

Des commissions de courtage et de suivi, des frais de gestion et d’autres frais peuvent être associés aux fonds communs de placement. Il est recommandé de lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue fréquemment et leurs rendements passés peuvent ne pas se répéter. Les titres dans un fonds commun de placement ne sont pas garantis par la Société d’assurance-dépôts du Canada ni par aucune autre assurance-dépôts gouvernementale.

Les données sur le rendement des indices sont fournies à des fins illustratives seulement et ne reflètent pas le rendement réel des fonds. Les rendements des indices ne tiennent pas compte des frais de gestion, coûts de transaction et autres charges. Les indices ne sont pas gérés et il n’est pas possible d’investir directement dans un indice. Les rendements passés ne sont pas garants des rendements futurs.

Les placements comportent des risques, dont la perte du capital. La diversification n’offre aucune protection contre le risque lié au marché. D’autres placements dont il n’est pas question ici peuvent entraîner d’autres risques précis. En plus des risques habituels associés aux placements, les placements étrangers peuvent comporter un risque de perte en capital découlant de fluctuations défavorables de la valeur des devises, de divergences au chapitre des principes comptables généralement reconnus ou de climats économiques ou politiques instables dans d’autres pays. Les marchés émergents comportent des risques accrus en ce qui a trait aux mêmes facteurs, ainsi que des risques associés à leur taille relativement petite et à une moins bonne liquidité. La valeur des obligations et des fonds obligataires baisse quand les taux d’intérêt augmentent.

Ce document contient de l’information générale seulement et ne constitue ni un avis juridique, fiscal ou comptable, ni un conseil financier ou de placement, ni une opinion à l’égard de la pertinence d’un placement. Il n’est pas recommandé d’agir en fonction de l’information contenue dans ce document, à moins d’obtenir expressément un avis juridique, fiscal, comptable et financier auprès d’un professionnel du placement.